Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)
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Dehors !
Re:
Cher collègue, vous êtes clairvoyant. Professeur de CPGE, et ancien professeur de lycée, je suis outré par la suppression de l'heure de première chaire, qui récompense l'engagement très considérable des professeurs de première et terminale, chargés de la préparation du bac. Notre cause est la même, et il faut se garder des écrans de fumée démagogiques qui tendraient à monter les enseignants les uns contre les autres.
Appel du syndicat FO des lycées et collèges de l'Académie de Créteil :
Montreuil, le 26 novembre 2013
Le Ministre Peillon veut casser nos statuts
Assemblées générales dans les établissements pour :
- l’abandon des projets de Peillon
- le maintien de nos obligations réglementaires de service en maxima hebdomadaires d’heures de cours dans notre discipline et le maintien de nos décrets de 1950
Le ministre Peillon a lancé la semaine dernière des consultations avec les organisations syndicales visant à remettre en cause les statuts des enseignants du second degré.
La commission Exécutive du SNFOLC a dès le 21 novembre publié un communiqué titré « le statut national en danger, alerte générale ! », dénonçant les bouleversements statutaires programmés : « annualisation du temps de travail avec allongement du temps de présence obligatoire dans les établissements, des tâches aujourd’hui facultatives qui deviendraient obligatoires et définies localement au niveau de l’établissement, les horaires d’enseignement hebdomadaires réduits à une simple « référence » sans précision sur leur caractère disciplinaire, l’intégration dans les obligations de service des partenariats locaux, la mise sous tutelle des professeurs par les conseils d’administration des établissement, les pouvoirs dévolus à ces derniers en matière indemnitaire comme en matière de décharge horaire, l’alourdissement des obligations de service des professeurs de BTS et de CPGE, la suppression de toutes les décharges statutaires » ( un quatre pages est disponible expliquant ces éléments dans le détail)
La commission exécutive a conclu ses travaux en « invitant tous les personnels à se réunir et discuter des conséquences concrètes des projets présentés, à établir leur cahier de revendications, à affirmer haut et fort qu’ils ne veulent pas de remise en cause de leurs garanties statutaires nationales », affirmant « sa volonté de tout mettre en œuvre, à tous les niveaux, pour permettre l’action commune dans ce but, y compris la grève
Mardi 26 novembre, l’assemblée générale des personnels du lycée J.Jaures de Montreuil, avec les sections syndicales SNES, FO et CGT, a décidé de se mettre en grève le 5 décembre. Nous soumettons cette proposition à discussion:
« Nous avons pris connaissance des propositions inacceptables du Ministre qui remettent en cause nos obligations réglementaires de service, alourdissent nos conditions de travail et prétendent nous placer sous la tutelle des conseils d'administration.
- Nous exigeons le maintien de la définition nationale de nos services en heures hebdomadaires de cours dans notre discipline devant élèves, comme le disposent les décrets de 1950. Nous refusons toute annualisation.
- Nous ne voulons pas de services définis localement par le conseil d'administration sous prétexte de partenariat.
- Nous exigeons l'augmentation générale des salaires par l'augmentation du point d'indice, gélé depuis 4 ans.
- Nous refusons toute baisse de salaire déguisée, et exigeons le maintien et l'élargissement de toutes les pondérations et décharges statutaires pour les enseignants du second degré, des classes post-bac et pour les personnels d'éducation.
- Nous exigeons la création de tous les postes nécessaires pour répondre aux revendications des établissements, et un plan de titularisation de tous les personnels précaires.
Ayant entendu l'appel à la grève lancé ce jour par le SNES Créteil le 5 décembre, ayant entendu les interventions des responsables syndicaux des autres organisations syndicales (FO, CGT) se prononçant pour se saisir de cette grève, nous décidons de nous mettre en grève le jeudi 5 décembre, jour de grève nationale des professeurs des écoles contre la réforme des rythmes scolaires (partie intégrante de la “Refondation” Peillon), pour obtenir satisfaction sur nos revendications. »
Le SN FO LC Créteil appuie cette prise de position des collègues du lycée Jean Jaures de Montreuil, et appelle les collègues à se réunir dans leurs établissements pour prendre fermement position pour rejeter le projet Peillon, prendre toutes les dispositions et mettre en discussion la grève le 5 décembre 2013.
Comme l’a fait le SNFOLC National à son niveau, le SNFOLC Créteil s’est adressé aux autres organisations syndicales de l’académie pour proposer l’action commune pour faire reculer le ministre , nous avons donc invité SNES, SUD et CGT à une intersyndicale vendredi 29.11
Pour une école qui instruise, pour que les enseignants puissent enseigner, pour assurer l’égalité des droits sur tout le territoire national, il faut conserver des obligations de service définies nationalement en maxima hebdomadaires d’heures d’enseignement disciplinaires, comme le disposent les décrets de 1950 !
Pourquoi de tels projets ? alors que ceux qui les proposent ont certainement été les premiers à profiter de ce type de formation.
Ne subissons plus, agissons !
http://www.jourdecolere.com/
Le meilleur moyen pour y parvenir est de décourager les candidatures aux postes d'enseignants de classes préparatoires, conduisant ainsi à une baisse de qualité de cet enseignement.
Mesure scandaleuse imposée sans concertation:
à retirer.
Re:
Je partage la quasi-totalité des éléments exprimés dans le message n°504.
Stephan WILHELM, enseignant en CPGE
Je fais suivre l'info à mes connaissances en tant que retraitée depuis septembre 2013
#539: -Il faudra choisir une couleur de bonnet !
Bonnet blanc ( et surtout blanc bonnet ) , c'est tout indiqué!
En pourcentage, l'importance de la baisse est considérable, mais s'en servirait-on pour camoufler le chiffre le plus important, celui qui ferait perdre toute crédibilité à ces revendications ? Bien sûr, tous ne gagnent pas 107 339 euros nets par an, comme ce professeur de langues vivantes épinglé par la Cour des Comptes, mais plus que le système des CPGE, c'est le luxe outrancier de certaines prépas qui pose problème. Lorsqu'on voit montres en or, étoffes précieuses et appareils dernier cri sur les bureaux de nos chers professeurs, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils ne gagnent pas 2000 euros par mois. De même lorsqu'ils se proposent si aimablement de nous offrir des heures de cours supplémentaires, gratuitement, et surtout sans en parler à l'administration : si leur situation était si précaire, je vois mal comment une telle générosité serait possible.
Les faits sont pourtant clairs. Un agrégé en prépa gagne en moyenne 49200 euros en début de carrière et 57700 à la fin, avec de très forts écarts entre les meilleurs traitements et les plus bas. Bien sûr, les chaires supérieures sont encore mieux traités, et je ne parle même pas du recrutement de ce corps. La consultation des chiffres me paraît en tout cas instructive : http://www.lemonde.fr/education/visuel/2013/05/23/de-18-000-a-107-000-euros-les-importants-ecarts-de-salaire-entre-enseignants_3416435_1473685.html .
Bref, je trouve bien facile d'accuser M. Peillon, pour lequel je n'ai aucune sympathie, de vouloir fermer les CPGE comme s'il était évident que la France y perdrait beaucoup et que nos dirigeants ne savaient pas ce qu'ils faisaient, mais un peu de retenue ne serait pas malvenue. Le scandale n'est peut-être pas là où on le pense.
"luxe outrancier", "montres en or", "étoffes précieuses" "appareils dernier cri":
..vous délirez! C'est votre propos qui est outrancier et se disqualifie lui-même.
Re:
Vous vous plaignez de ce que vos professeurs vous donnent des cours supplémentaires gratuitement ? C'est amusant.
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