RECONNAISSANCE DES DIPLÔMES EN TRAVAIL SOCIAL AU NIVEAU BAC+3
Bac+3 : Le ministère répond aux organisations professionnelles
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perte d'emploi
J'estime en effet, que nous sommes en droit de revendiquer le niveau bac plus 3. Je pense que malheureusement les infirmiers et kinés ont eu gain de cause car lorsqu'ils ont fait la grève, c'était trop dérangeant car danger pour les patients! Pour notre part, les grèves ne durent jamais bien longtemps et les conséquences sont moindres à court terme. Par contre, quelles seraient-elles à long terme!? Tous les usagers du service social seraient dans la rue.....à manifester, et peut-être que là, le gouvernement se mobiliserait. Quant à la revalorisation de notre grille indiciaire, elles n'est pas intéressante et n'a rien à voir avec une grille indiciaire de cadre A.
Concernant le courrier et la pétition qui ont été adressés au parlement européen, y a t-il une suite qui ait été donnée, une réaction ? Comment cela marche quand le parlement européen est saisi ?
Quant à la revalorisation des grilles indiciaires, explicitée dans le courrier de réponse du ministère, la fonction publique hospitalière n'en a pas vu la couleur !
Reconnaissance des diplômes en travail social
Est-ce que ce qui importe et primera encore malheureusement, ce sont les métiers qui rapportent de l'argent et pas ceux qui en font perdre à l'Etat ? C'est peut-être ainsi que la fonction de travailleur social est perçue par celui-ci; et c'est bien dommage!
En tant qu’Assistant socio-éducatif, pour ma part, outre que l’instruction d’aides financières qui soulageront un temps les familles qui peuvent se présenter au service social, j'ai l'impression de me réveiller le matin pour apporter bien plus. Je parle de soutenir la personne en voie de désinsertion sociale afin qu’elle puisse maintenir le cap et se remettre sur les rails, d’apporter de l’espoir à des personnes qui se sentent parfois jugées, une écoute à des personnes qui parfois se sentent seules, d’ouvrir des droits à des personnes qui n’osent pas en faire la demande de peur d’être traitées d’assistées (sans doute parce qu’elles ont pu entendre le discours de politiciens ou autres qui ne savent pas de quoi ils parlent ; et pour cause parce que ceux-ci n’ont jamais connu de licenciement, ou ce que c’est que de ne pas avoir la chance de détourner des carences éducatives afin de pouvoir exercer un métier ou créer une entreprise qui rapporte ; jamais connu ce que c’est que de manger du pain sec comme déjeuner ou de ne pas manger de viande à cause du prix…).
Certes il existe des « profiteurs du « système » », mais il existe également et surtout des personnes dans le besoin qu’elles soient confrontées à des difficultés financières, conjugales, éducatives…et bien d’autre encore.
Nous travaillons avec cet humain-là, avec l’humain et toute la complexité qui l’anime. Que faut-il dire de plus pour que cette réalité soit acceptée…ah oui « évaluer la réingénierie des diplômes de travail social »! Quelle belle réponse à une sollicitation justifiée !
Je suis parfois épuisé quand je sors d’entretiens difficiles et démarches à faire et à refaire avec les familles mais à côté de ça conscient d’avoir fait un travail bien plus important que celui de vendre un bien ou spéculer ou que sais-je encore qui m’aura rapporté financièrement et aura rapporté un quelconque bénéfice financier à cet Etat. En disant cela je ne dénigre pas les métiers qui brassent de l’argent. Je mets juste en avant l’évidence du désintérêt accordé au métier de travailleur social.
Travailleurs sociaux, n’avons-nous pas déjà entendu cette phrase selon laquelle nous ne voyons que la misère du monde qui nous empêche parfois de relativiser et de nous dire que la société ne va pas si mal ??? Qu’on le veuille ou non c’est une vérité et ça le sera d’autant plus…parce que même s’il nous arrive parfois de recevoir des personnes pour qui tout ne va pas si mal ou de voir des sourires ou choses positives, nous voyons la misère du « monde » (monde parce qu’il nous arrive de recevoir des personnes issues de l’immigration) et nous travaillons avec les moyens qui nous sont donnés pour répondre aux demandes sociales qui nous sont faites.
Mais bon tiens ! Je vais relativiser pour essayer d’excuser la non-réponse à cette demande qu’est la revalorisation de nos métiers confrontés à une misère substantielle qui ne représenterait pas la société !
Sans doute que les travailleurs qui ne sont pas confrontés aux problématiques sociales que nous pouvons rencontrées ont du mal à relativiser et à se dire que la société ne va pas si bien qu’ils ne l’imaginent ? Sans doute que ces métiers confrontés à la « vraie réalité sociale » valent plus que nos métiers ?
Je suis donc consterné : notre métier est sous-valorisé.
Présentons nos journées, nos emplois du temps, nos métiers à ces décideurs qui justifient parfois de leurs salaires (eh oui parce que certains ont plusieurs salaires « justifiés » par plusieurs fonctions et missions…) par leurs années d’études, leurs sacrifices, leurs horaires démesurés ou autres…et peut-être se rendront-ils compte que les béquilles que nous sommes, nous faisons autant sinon plus qu’ils ne peuvent se l’imaginer et que cela justifie la demande de revalorisation au niveau II…
Re:
Bonjour,
si tu possèdes ton diplome d'état en économie sociale et familiale, le CCAS est obligé de te recruter (même en CDD) sur la grille des assistants socio éducatifs territoriaux.
Sinon ton arrêté est opposable devant le tribunal administratif.
je suis, depuis peu, à la retraite.
Cela fait 11 ans que j'attendais cette reconnaissance! Trop tard!
Bien sur ,je soutien toujours ce combat juste pour nous professionnel mais aussi pour les usagers que l'on aide dans notre action quotidienne.
Nous sommes traité avec le dernier des mépris.
Cela donne raison aux extrémistes qui emploient d'autres moyens d'action .J'espère que nous n'en arriverons pas là.
Philippe ex éduc spé
Re: restons "groupé-es" !!!
Nous parlons bien de NOS diplômes ; pourquoi se bagarrer entre nous ? Là n'est pas la question : si des collègues des fonctions publiques réagissent ce n'est pas uniquement pour eux mais bien pour démontrer le mépris avec lequel on nous traite tous en partant de ce qu'ils connaissent bien : leur situation . J'ai pu lire dans l'ensemble des messages des gens du privé et/ou de l'associatif qui se battent pour la même chose .
J'aimerai bien du coups que l'on ne prenne pas en gripe ces exemples qui démontrent bien le sort qui nous est fait à tous et ,à travers nous; aux usagers de tous nos services ! C'est ensemble que nous y arriverons : public(s) , privé, associatif , par l'activité des asso professionnelles comme celles des syndicats !
c'est lassant et fatiguant je sais bien , mais si on ne tient pas qui le fera pour nous , pour eux ? Quand j'étais étudiante à l'IRTS de Loos les Lille ( de90 à 93) les mouvements exitaient déjà !!! Alors : on continue !
Florence TETAERT
Re:
Je trouve cela complétement injuste ! Il y a environ 200 euros de différence par mois avec un AS territorial et d'etat ! C'est insupportable d'être oublié et delaissé à ce point
Un éducateur technique spécialisé
reconnaissance des diplomes de service social
Merci à vous de tenter d'améliorer notre sort mais je pense que je vais finir par partir à la retraite sans voir l'issue de votre action qui est devenue pour moi un vrai serpent de mer.
Tout cela est bien voulu de nos dirigeants,croyez le bien, c'est purement une question "économique". La non reconnaissance au cadre A des AS et autres .... çà fait des économies pour la France et en salaires et en retraites plus tard.
Nous ne sommes majoritairement que des femmes ( donc sous payées "par nature"on pourrait dire, car là aussi on en parle depuis longtemps de l'égalité homme-femme, on en fait des études, des évaluations, on en sort des rapports et des textes mais pour les rémunérations....toujours rien).
Notre formation comporte des périodes de stages de terrain et tout là aussi comme l'apprentissage pour les formations manuelles nous en pâtissons.
Nous ne sommes que des "bricoleuses" du système social, des "infirmières" du système économique qui évitent que la cocotte minute n'expose, mais nous ne nous intéressons qu'à des gens qui n'intéressent personnes, sauf les politiques pour leurs débats, leurs discours et tentatives d'obtentions de voix pour les élections.
Si les infirmières et les kinés s'en sont mieux sortis que nous c'est que les élus, en tant qu'individus, peuvent un jour se trouver des "clients" de ces catégories professionnelles car ils savent que nous sommes égaux face à la maladie ou face à la mort; mais face à l'exclusion sociale non, ils se disent qu'ils ne seront jamais concernés.
Alors on vient d'avoir une petite amélioration de notre indice mais nos rémunérations comportent une part toujours croissante de primes qui elles ne rentrent pas dans les calculs de la retraite et nous sommes b.......
Une fois que les AS de ma génération ( et nous sommes nombreuses des années 50 et suivantes )seront parties avec des retraites de catégories B calculées hors primes et sur la base de 41 ans et plus d'activité, peut-être nos dirigeants accepteront ils enfin d'accorder la catégorie A aux plus jeunes.
Qu'une question d'argent je vous dis, qu'une question d'argent principalement
Les promesses de Hollande sont loin....Pour un fils d'assistante sociale c'est pas bien!