Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)
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quand un nanti est aux commandes de l'EN
Niveler par le bas systématiquement, Mr Peillon est un nanti, que connaît-il des ambitions que l'on peut avoir quand on est issu du milieu ouvrier ou des classes moyennes. Un nanti qui a utilisé son adhésion politique afin de se hisser dans la hiérarchie politique. Alors entre le modèle des CPGE et celui de l'arrivisme, je choisis définitivement les Prépas.
Tenez bon!
Re: quand un nanti est aux commandes de l'EN
#2430: - quand un nanti est aux commandes de l'EN
Merci. Oui, Peillon est un nanti et un Tartuffe.
Re:
Quoique vous en pensiez, nous sommes en grande partie responsables de l'effectif de nos classes de CPGE:
- Le classement des dossiers nous incombe et les proviseurs, généralement, l'entérinent.
- L'attractivité d'un lycée à prépas est fonction de la qualité du travail de ses enseignants, vite reconnu et attesté par les étudiants.
Je suis très en colère contre M. Peillon. Mais il reste clair à mes yeux que l'injustice la plus criante n'est pas de payer davantage un professeur qui gère 42 élèves qu'un autre qui en a dix. Rétribuer celui-ci autant que le premier me semblerait beaucoup plus contestable.
Je peux vous assurer par expérience personnelle que le travail en deuxième année est autrement plus intense qu'en première, où il est déjà écrasant. Ne serait-ce qu'en raison de programmes constamment renouvelés dans certaines disciplines (voyez ce qui se passe dans les khâgnes modernes, les Spé ou les ECS2). Et contrairement à ce que certains prétendent, les professeurs de ces divisions ne sont pas en vacances à partir d'avril. Ils n'ont qu'un court répit pendant les écrits, correspondant, pour l'essentiel, aux vacances de printemps. Ensuite, ils préparent les oraux, ce qui les amène généralement à faire plus d'heures de cours qu'auparavant, sans aucune rétribution supplémentaire.
Le système des prépas est un système extrêmement exigeant de la part des élèves. Les professeurs qui y enseignent font preuve de motivation et s'investissent. Les lycées qui abritent les prépa en suite des premières permettent de bien se rendre compte de la différence d'état d'esprit qui habitent les élèves et les enseignants. Ce n'est pas le service minimum et la volonté de reussir, la compétitivité (même si aujourd'hui c'est un gros mot avec "mérite"), l'effort et de grosses journées de travail préparent, certes durement, ces jeunes à devenir les cadres, les ingénieurs dont la France a besoin. Le mot élite s'y applique, mais au sens noble. Tous les élèves ne viennent pas de milieux "riches", beaucoup sans doute de la classe moyenne, de celle qui fait tourner le pays. La plus part de nos dirigeants, quelques soit leur bord, est passée par ce système. Il permet d'avoir au bout du compte des cadres de qualité. D'autres pays n'ont pas ce système, soit, mais la sélection y prend d'autres formes car la sélection est nécessaire, alors autant qu'elle se fasse sur la capacité et le gout de l'effort et non pas sur la capacité des familles à payer l'accès à de grandes universités comme dans le monde anglo-saxon ou canadien. Pour finir, s'il y a bien dans l'Education Nationale quelque chose qui fonctionne et donne des résultats à la hauteur de ce que les citoyens attendent, ce sont les prépas. Déshabiller Pierre pour habiller Paul ne marchera pas plus que jeter par la fenêtre cet argent. Il s'agit d'un problème de culture de l'effort et cela ce sont les familles qui doivent l'enseigner.
Re: Re:
Oui, il est aberrant de vouloir rétribuer de la même façon un cours de 1ère année sans programme et un cours de spé 2ème année avec programme très lourd renouvelé chaque l'année (quel que soit l'effectif), et des cours qui se prolongent évidemment jusqu'à la fin du troisième trimeste pour la préparation aux oraux (et avec la BEL, en LV notamment, ce travail est bien plus conséquent et diversifié qu'avant).
Le problème est en amont, car le système scolaire ne parvient plus vraiment à hisser vers le haut les enfants de classe défavorisée qui auraient un potentiel pour poursuivre en classe prépa.
très bien vu
Re: Re: Re: Re: Re: Re:
La France ne réussit pas les tests PISA et les résultats au bac baissent ?
Qu'importe, il ne faut pas faire mentir les statistiques : réajustons le niveau du bac, et celui des prépa... et celui des docteurs, des ingénieurs ... Qu'importe leur niveau, tant qu'ils auront un titre.
C'est exactement ce qui s'amorce en ce moment avec cette réforme. On avait déjà le brevet light et le Bac Canada dry (pour les plus jeunes : ça à la couleur du Bac, le goût du Bac, ça ressemble à un Bac, mais ce n'est pas le Bac !), on aura les prépas "intégrées" à l'eau de rose ... et on sera content de remonter dans les statistiques, même si tout cela ne veut plus rien dire.
Question qui me vient :
Le niveau des ministres de l'Education nationale aurait-il baissé, lui aussi, depuis Jules Ferry ?????
Re: Re: Re:
Ah bon, il n'y a pas de programme en première année ? Alors, il faut que les profs de sup soient tenus à faire au moins quatorze heures de base. Et douze en spé. Non ?
Vous les avez voulu ces idiots de socialistes ...
C'est pas que le précédent c'était le Pérou, mais là, on gratte avec les dents pour aller au delà du fond...
Ces idiots ne sont motivés que par l'idéologie. La taxe des 75% est à ce titre symptomatique puisqu'elle va coûter plus qu'elle ne rapportera: Gain estimé: €250M/an (rien à l'échelle d'un pays) vs une fuite des richesses et notamment des sièges sociaux des grandes boîtes (Total à Londres, Publicis à Amsterdam, ...) qui coûtera bien plus de €250M/an.
Re: Re: Re: Re:
#2444: Pas de programme ? - Re: Re: Re:
Bien sûr qu'il y a un programme en 1ère année mais il est choisi librement et il ne mène pas à un concours dès avril. Les profs de CPGE Litt. 2ème année, ont eux à préparer chaque année des cours sur des questions très vastes qu'ils n'ont le plus souvent jamais abordées en détail au cours de leurs études universitaires ou de leur carrière, cours qu'ils ne réutiliseront jamais.
Si vous ne comprenez toujours pas, inutile de répondre, votre 'contribution' au débat n'intéresse personne.
alerté par la société des agrégés et, quoiqu'enseignant en lycée, je soutiens pleinement la protestation de mes collègues de prépas. Après les attaques contre les conditions de travail des enseignants de primaire, voilà le post-bac qui se trouve dans la ligne de mire du ministère et la tenaille est en train de se refermer. Aux gens avisés de flairer ce que le libéralisme sauvage nous prépare......
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