Non à l'abrogation des décrets de 1950 pour les enseignants.
Contacter l'auteur de la pétition
Aucune autre tâche ne peut être exigée de nos enseignants.
Re:
45h/semaine : c'est, me semble-t-il, le temps de travail moyen de tout professeur en période scolaire, et il continue de travailler pendant les 'vacances'. Lui demander plus conduira inévitablement à une diminution du temps consacré aux préparations des cours et à l'évaluation.
C. Bastide
Re: Re: Re: Re: Re: Elève
#23: J75 - Re: Re: Re: Re: Elève
C'est normal, ce blackout puisque les syndicats marchent dans la combine pour de simples raisons idéologiques... Les profs se sont montrés encore une fois trop naifs en pensant que d'un côté il y a une droite anti-prof et de l'autre une gauche pro-EN. En réalité, il n'y a plus que la culture entrepreneuriale, largement partagée par tous les partis "énarquisés". L'élite que les profs ont formée se retourne contre elle...
Re: Re: Re: Re: Re: Re: Elève
#281: Fred. P. - Re: Re: Re: Re: Re: Elève
tout à fait..mais il y a bien d'autres raisons que les simples raisons idéologiques : il y a la nécessité pour le snes et la fsu de continuer à jouer son rôle premier dans l'éducation nationale, à défaut d'avoir pu le jouer dans la fonction publique..pour cela rien de mieux que la négociation d'une réforme aussi emblématique du statut, le tout sans un jour de grève, sans manifestation...pour prouver que "le snes tient les troupes"..et se retrouver interlocuteur privilégié du ministère..bref une belle logique d'appareil (plus l'ambition personnelles des fonctionnaires syndicaux établis à la direction du snes) qui a prévalu sur l'intérêt des collègues;.
en outre dans le cadre du décret de 2000 sur l'aménagement du temps de travail,dont le projet de décret est la déclinaison dans l'éducation nationale niveau secondaire, il y avait une possibilité de négocier le temps de travail..dont ne s'est même pas emparé le snes...qui n'a su que faire une chose : sécuriser les possibilités juridiques pour l'état employeur de nous faire travailler toujours plus pour pas un sou de plus
Nous travaillons dans des conditions toujours plus déplorables. Dans mon établissement, nous subissons des violences verbales, voire physiques, de la part de certains élèves, l'administration est "absente", ou incrimine les enseignants qui sont toujours fautifs évidemment, ils craignent les parents, ne veulent pas de vague, demande aux enseignants d'éviter la rédaction de rapports d'incidents, pourtant toujours plus nombreux, qu'ils ne se donnent même pas la peine d'envoyer aux familles! Ils font l'autruche, c'est tellement plus confortable de travailler dans un établissement où les problèmes n'existent pas, ou plutôt que l'on dissimule pour donner l'impression que tout va bien, et nous enseignants, souffrons, supportons mais nous n'en pouvons plus! La charge de travail est toujours plus importante, les enseignants sont sans cesse sollicités afin de faire toujours plus et toujours mieux alors que certains parents sont totalement démissionaires devant leur(s) enfant(s). L'essentiel, en fait, et de satisfaire certains parents en gardant leur enfants bien au chaud pendant qu'ils sont au travail! Qui n'a pas déjà entendu, "vivement qu'il rentre à l'école"! Peu importe les enseignements et fondamentaux occultés ou sacrifiés... Nous n'en pouvons plus, sommes usés par la charge de travail toujours plus importante et les conditions de travail qui se dégradent, alors laissez nous continuer à aimer le travail que nous avons choisi par vocation et surtout arrêtez de saccager nos conditions de travail avec toujours plus d'exigences!!
Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Elève
#285: françoise scoccia - Re: Re: Re: Re: Re: Re: Elève
Madame,
Pourriez-vous nous dire si, dans la mesure où les enseignants "font 35 heures" de présence, comme tous les employés en Europe, le gouvernement a légalement le droit de leur demander de travail en dehors de leur lieu de travail et de faire des heures supplémentaires non rémunérées pour la préparation des cours et les corrections de copies, etc.. en bref pour le travail qu'ils n'ont pas eu le temps de faire sur leur lieu de travail, en raison des tâches supplémentaires qui vont leur être imposées. Peut-il y avoir deux poids, deux mesures au niveau des lois sociales françaises et/ou européennes?
Ce gouvernement procédurier ne peut-il être pris à son propre piège car si les enseignants sont soumis aux 35 heures ne doivent-ils pas avoir les mêmes obligations mais aussi les mêmes droits? De même pour l'employeur? Qu'en est-il?
Merci encore pour votre aide précieuse.
Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Elève
#285: françoise scoccia - Re: Re: Re: Re: Re: Re: Elève
J'ajoute que la question supra est posée au regard de la durée des vacances d'été qui, après le travail de correction des copies du bac et des oraux, sont réduites d'année en année et correspondent au temps de congé des autres professions.
Un autre collègue m'a tout simplement dit tout à l'heure que je racontais des bêtises et qu'il n'était pas du tout question d'annualisation.... et pour finir une autre trouve qu'il faut évoluer !!!!! Ben voilà on comprend mieux comment nous en sommes arrivés là... Je pense que les gouvernements ont raison de nous traiter de la sorte ,ils seraient bien bêtes de ne pas en profiter!!!!Plus ils nous en demandent plus on en fait , moins on est payé et plus on est obéissant!!!Elle est pas belle la vie????
Re: Mensonges du SNES national
#12: Capsule - Mensonges du SNES national
C'est bien pour cela que j'ai quitté le SNES depuis longtemps pour rejoinfre FO, un syndicat où tout part de la base.
FO a voté contre le projet Peillon.
Mes collègues du SNES ont affirmé en HIS leur opposition au projet Peillon : Quelle déception pour eux !
Re:
La preuve qu'il est bien question d'annualisation et que le SNES le sait pertinemment.
Lors du CTM du 27 mars, sur l'article 2, la SFU (+ CFDT) vote contre l'amendement proposé par FO demandant que la référence à la réglementation appliquable à l'ensemble des fonctionnaires soit supprimée. Le SNES a refusé un statut dérogatoire pour les enseignants.
Re:
non il n'y a pas d'harmonisation...en provenance de l'europe..il y a juste une première puis une deuxième directive temps de travail qui prescrivent des maxima en terme de temps de travail hebdomadaire, journalier, et contiennent des dispositions sur le temps de repos ou de pause etc...que les états sont censé transposer dans leurs droits respectifs(droit du travail et droit de la fonction publique, le droit communautaire ne faisant pas la différence et appelant tout le monde "travailleur".
les directives temps de travail donnent aussi une définition stricte de ce que c'est : c'est le temps de travail effectif c'est à dire le temps de travail où l'on doit se conformer aux directives de son employeur sans pouvoir vaquer à ses occupations personnelles..ce temps doit être mesuré pour vérifier qu'il respecte bien les maxima précédemment décrits..la première directive temps de travail a fait l'objet d'une première transposition dans le droit de la fonction publique d'état grâce au décret 2000-815 sur le temps de travail et son aménagement (35h) ..c'est sur ce décret que le projet de Peillon s'appuie bien maladroitement, avec La complicité du Snes, pour nous faire passer au 35 h sans avoir à l'écrire textuellement et surtout sans nous donner un kopeck de plus....j'attends quant à moi les autres textes qui vont venir précise tout cela et le 1.09.2015 je vais envoyer un bon courrier au recteur pour lui demander de me décompter tout mon temps de travail effectif afin de vérifier que je n'attends pas les maxima et me compter mes heures sup, non pas sur mon seul service d'enseignement mais sur l'ensemble de mon temps de travail effectif..quant aux préparations et corrections elles seront dorénavant faites en salle des profs puisque dans ces conditions hors de questions que je passe une minute à travailler à la maison
Re:
Moi aussi, j'ai eu l'impression que me collègue du SNES avait l'air gênée...
This comment has been removed by the person who wrote it.
Ni vu, ni connu, je t'embrouille
Le texte a été voté hier.
En salle des profs absolument personne n'était au courant.
Pour ma part, j'ai découvert cette histoire tout à fait par hasard !
Une collègue du SNES m'a dit qu'on avait été informé par mail. Ha oui ?
Je suis courtisé, comme chaque prof, par tous les syndicats.
J'ai reçu des mails du SNES, du SNALC, du truc et du machin pour me dire que, manque de chance, je n'étais pas promu au grand choix.
Rien, absolument rien sur les projets du ministère de l'éducation nationale.
Bref.
Je dis à mes collègues que je vais me renseigner et leur donner une info officielle.
Je vais donc sur le site du MEN (ministère de l'éducation nationale).
Rien.
Pas une ligne.
Rien.
Au final, j'ai trouvé le texte officiel, mais sur le site du café pédagogique !
Je l'ai affiché ainsi qu'un tract du SNES (pour) et un de FO (contre) pour que les collègues puissent se faire leur propre opinion.
Personnellement, je trouve absolument incroyable que, dans notre dos, dans l'ombre, on change, sans nous le dire les statuts de notre métier et qui plus est des statuts de 1950 !! Si on les changeait tous les 15 jours, passe encore, je ne voudrais même plus qu'on m'en informe, mais là ! C'est tout de même fort !
Depuis que je suis entré dans l'éducation nationale, je n'en fini pas de constater la bêtise des gens du ministère, mais là, on touche le fond !
| This discussion has been closed. |