APPEL DE DOUALA
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LA MALHONNETETE INTELLECTUELLE
21 Janvier 2011 Par Pascal Diethelm
Le 3décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire déclarait Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle, avec une majorité de 51,4%. Il avait pour cela annulé le scrutin dans sept départements tous très majoritairement favorables au challenger du président sortant, Alassane Ouattara, inversant ainsi le résultat du scrutin tel qu’il avait été préparé et validé par la Commission électorale indépendante (CEI), qui donnait Ouattara vainqueur avec un score de 54,10%.
En lisant attentivement la décision du Conseil constitutionnel, l’observateur indépendant que je suis ne peut s'empêcher de constater que celle-ci ne résiste pas à l’examen: les motifs donnés par les juges suprêmes ivoiriens sont entachés de graves et irrémédiables anomalies, en plus de l’énorme superficialité des arguments avancés et du caractère disproportionné des annulations par rapport aux irrégularités alléguées. Pour illustrer mon propos, je ne traiterai qu’une de ces anomalies, qui a suffi à elle seule à inverser le résultat du scrutin.
L’annulation des votes de sept départements est intervenue en réponse à une requête de Laurent Gbagbo. Celle-ci comportait de nombreux griefs, dont l’un concernait la « majoration des suffrages exprimés ». Voici comment le Conseil constitutionnel le présente :
« Considérant que le candidat GBAGBO Laurent a relevé une majoration de voix au profit du candidat OUATTARA Alassane et versé au dossier une fiche de recensement général des votes de la Commission électorale régionale de Bouaké; Qu’en effet, l’examen des procès-verbaux et le croisement des chiffres fait apparaître que le nombre total de voix obtenues par le candidat Ouattara Alassane dans la Vallée du Bandama s’élève à 244.471 voix;
Qu’en réalité, le candidat OUATTARA Alassane n’a obtenu que 149.598 voix, s’attribuant ainsi frauduleusement, avec la complicité de la Commission électorale régionale, 94.873 voix supplémentaires; »
Sur cette base, le Conseil constitutionnel a annulé les résultats de trois départements de la Vallée du Bandama (Bouaké, Dabakala, Katiola) totalisant 240'484 suffrages exprimés. Si ces suffrages avaient été pris en compte, Ouattara aurait été déclaré vainqueur avec une majorité de 50,75% au niveau national, même si l'on conserve les quatre autres annulations. Or, comme on va le voir, l’explication selon laquelle Ouattara se serait frauduleusement attribué 94’873 voix ne tient pas la route ! Notons tout d’abord que, dans sa requête, Laurent Gbagbo avait demandé l’annulation du deuxième tour du scrutin dans l’ensemble des cinq départements de cette région. Les juges n’ont toutefois pas donné suite à cette requête pour les départements de Béoumi et Sakassou,confirmant leurs résultats sans fournir d’explication.
Dans les trois départements annulés, Ouattara avait obtenu au premier tour 138'758 voix (57,82%). Bédié venait en deuxième avec 75'096 voix (31,29%) et Gbagbo en troisième avec 20'988 voix (8,75%), les autres candidats récoltant des miettes dont le total ne dépasse pas 2%. Ces résultats ont été entérinés par le Conseil constitutionnel.
Le candidat Bédié a recommandé à ses électeurs de reporter leur suffrage sur Ouattara au deuxième tour. Globalement, ce report s’est très bien effectué, puisqu’en moyenne nationale près des trois quarts (74%) des électeurs n’ayant pas voté au premier tour pour Gbagbo ou Ouattara ont apporté leur suffrage à ce dernier au deuxième tour. Ce chiffre connaît certes des variations locales. Il est ainsi de plus de 80% dans les départements où, au premier tour, Bédié et Ouattara réunis avaient récoltés plus de voix que Gbagbo, et est moindre dans les autres départements, tout en restant en moyenne au dessus de 60%.
Ce qui est important pour notre propos est que dans les 50 départements où Bédié et Ouattara ont réunis plus de voix au premier tour que Gbagbo, le report des voix de Bédié est partout largement favorable à Ouattara. En ce qui concerne la Vallée du Bandama, mise en cause par la requête de Gbagbo, les résultats provisoires de la CEI montrent que le report a été massif – Béoumi : 83%; Bouaké: 86%; Dabakala: 99%; Katiola: 93%; et Sakassou 89%. Dans les trois départements de cette région dont le scrutin a été annulé par le Conseil constitutionnel, les résultats provisoires montrent un report des voix de 88%, pratiquement identique au report observé dans les deux autres départements (Béoumi et Sakassou), dont les résultats ont été entérinés par le Conseil constitutionnel. Ces résultats sont donc parfaitement compatibles entre eux et ne révèlent aucune anomalie, alors qu’une irrégularité aussi massive que celle énoncée par le Conseil constitutionnel ne pouvait passer inaperçue.
Par contre- et là les choses se corsent ! -si on prend pour argent comptant l’explication d’irrégularité dans ces départements, et que l’on corrige les résultats en réattribuant à Gbagbo les 94'873 voix « frauduleusement » accaparées par Ouattara, on obtient une situation totalement aberrante. En effet, dans les trois départements annulés, selon le Conseil constitutionnel, Ouattara n’aurait eu que 114'884 voix au deuxième tour (contre 125'600 à Gbagbo), alors qu’il en avait eu 138'758 au premier (contre 75'096 à Bédié et 20'988 à Gbagbo).
Un phénomène tout à fait exceptionnel se serait donc produit dans ces trois départements : non seulement les électeurs ayant voté pour Bédié auraient tous reporté leur voix sur Gbagbo, mais encore, près de 24'000 d’entre ceux qui avaient voté pour Ouattara auraient changé d’avis et lui auraient préféré le candidat Gbagbo au deuxième tour. On observerait alors dans ces trois départements un report négatif des voix de -30% sur le nom d’Ouattara (pour 100 électeurs ayant voté pour Bédié au premier tour, 130 auraient porté leur choix sur Gbagbo au second, incluant 30 désaffections d’électeurs ayant voté pour Ouattara au premier tour). Alors que partout ailleurs, c’est–à-dire dans les 78 autres départements, le report des voix est largement positif pour Ouattara - la moyenne nationale étant, comme nous l’avons vu, 74%.
Il y a encore une autre aberration, tout aussi irrémédiable: après un premier tour où il était très minoritaire, avec seulement 8,75% des voix, le candidat Gbagbo serait arrivé à renverser la vapeur et à prendre la tête du scrutin avec une avance de plus de 10'000 sur son rival, dans ces trois départements au cœur d’un fief acquis à Ouattara!
Les explications du Conseil constitutionnel ne résistent donc pas à l’examen: c’est l’irrégularité dénoncée dans cette région qui est irrégulière, puisque sa correction nous éloigne d’une situation cohérente et vraisemblable et entraîne des anomalies impossibles à réconcilier avec la réalité. Comment le Conseil constitutionnel en est-il arrivé là ? Si l’on exclut la grossière mauvaise foi, il ne reste qu’une seule explication plausible: les documents transmis au Conseil constitutionnel par Gbagbo étaient erronés! Quand on constate un «croisement des chiffres» comme l’a fait le Conseil constitutionnel, on compare deux documents. Il faut rester ouvert à la possibilité que l’erreur à la source de l’inversion provienne de l’un ou de l’autre des ces deux documents. Les juges constitutionnels ont sans doute conclu trop précipitamment que c’était le document de la Commission électorale qui était fautif – le déclarant même frauduleux. Ils étaient probablement soumis à une pression énorme pour en arriver là, car ils n’ont même pas cherché à donner à leur explication le verni de la vraisemblance: dès qu’on la confronte avec les chiffres, l’anomalie est frappante.
Je ne m’étendrai pas sur les autres griefs de Gbagbo pris en compte par le Conseil constitutionnel pour annuler partiellement les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle. J’observerai seulement que l’exemple que je viens de traiter en détail permet de supposer que les éléments de preuve retenus par les juges constitutionnels étaient loin d’être inattaquables. Ceci jette un doute sur l’ensemble de leur décision. En particulier, la décision de proclamer Laurent Gbagbo président devient dénuée de fondement. Comme nous l’avons vu plus haut, l’annulation du scrutin dans les trois départements de la Vallée du Bandama n’a tout simplement pas de sens: elle repose au mieux sur une erreur. Sans cette annulation, c’est le candidat Alassane Ouattara qui emporte l’élection. La communauté internationale le reconnaît comme le président légitimement élu de Côte d’Ivoire. Avec raison.
Pascal Diethelm
Note : Tous les chiffres bruts utilisés dans le présent article proviennent des résultats provisoires du premier et du deuxième tour de l’élection présidentielle publiés par la Commission électorale indépendante. Les chiffres dérivés viennent de mes calculs. J’ai pour cela saisi toutes les données contenues dans les résultats provisoires de la CEI et écrit un programme informatique en PHP pour exécuter les calculs et les présenter sous la forme de tableaux.
Note2: Documents dont il est fait usage dans cet article:
Commission électoral indépendante - Élection du président de la république - Premier tour - Scrutin du 31 octobre 2010
Commission électoral indépendante - Élection du président de la république - Deuxième tour - Scrutin du 28 novembre 2010
Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire - Décision N° CI-2010-EP-34/03-12/CC/SG Portant proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010
Re: Re: recomptage de Gbagbo voie sans issue
#453: jean yobo - Re: recomptage de Gbagbo voie sans issue
quand on a rien à dire on se tait peut tu proposer une solution alternative à celle là? alors soit africain!!!!
Dieu est l'Eternel Dieu
Petitions24.net
le choix de l'ordre ou de l'anarchie
DÉMOCRATES DU MONDE ENTIER UNISSONS NOUS POUR FAIRE BARRAGE A L'IMPOSTURE ET A LA FORFAITURE. SOUTENONS TOUS LAURENT GBAGBO DANS SON COMBAT POUR LA LIBÉRATION DE SON PAYS ET DE L'AFRIQUE.MAIS AUSSI POUR L'ALTERNANCE PACIFIQUE AU POUVOIR D'ÉTAT DANS LE RESPECT SCRUPULEUX DE NOS CONSTITUTIONS RESPECTIVES. ENSEMBLE NOUS FERONS DES PRODIGES.
QUE DIEU NOUS BÉNISSE.
Evitons l'amalgamme
Un jour l'Afrique sera libéré,et du néocolonialisme ,et de ces piètres présidents
fin de la recreation
meci de nous laissez nous exprimez exc BIYA
merci et du courage a ceux qui on participé au film donnant l'avis des camerounais et soutenant MBAGBO, difusé sur la RTI Ces jours ci et surtout hiers 21/01/2011 vers 22h30
Re: Re: Re: recomptage de Gbagbo voie sans issue
#479: Visiteur - Re: Re: recomptage de Gbagbo voie sans issue
Je vais te dire pourquoi un recomptage n'a pas de sens.Dans ces élections,il avait plusieurs intervenants: - la CEI -le conseil constitutionnel -l'ONUCI -le facilitateur -etc.Dans le processus de décomptage chaque intervenant à réçu les mêmes proces verbaux et plus interessant tous ont trouvé les mêmes résutats. Les résultats proclamés par la CEI sont conformes à ceux du conseil constitutionnel,sauf que le conseil constitutionnel a invalidé les PV de certains départements.
On aurait pu faire un recomptage si:
-les différents intervenant avaient des résultats contradictoire ce qui n'est pas le cas
-le conseil constitutionnel n'avait pas proclamé les mêmes résultats que ceux de la CEI
Je pense que Gbagbo doit trouver autre choses pour nous convaincre parce que cette histoire de recomptage c'est trop leger.
Libèrons la Côte d'Ivoire
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solution pour alasane
le ralbol
GBAGBO est l'incarnation de LUMUMBA
Africains, africaines de tous bords soutenons le noble combat de LAURENT GBAGBO pour notre indépendance totale.
HAUTS LES COEURS ONT Y VA.
Pour ma COTE D'IVOIRE
Nous ne voulons pas d'ici 50 ans après présenter le combat de LAURENT GBAGBO.
C'est maintenant qu'il faut dénoncer ce mauvais procès qu'on lui fait et sauver plutard beaucoup d'autres nations.
C'est honteux de la part des français
Soyons tous unis pour faire front à ennemis car l'Éternel est avec nous.
Merci à tous et soyons vigilant
SOUTIENT ET ENCOURAGEMENTS AU PEUPLE IVOIRIEN
la justice
Etre contre Gbagbo,ne signifie pas être contre la Côte d'Ivoire.
Etre contre Outtara,ne signifie pas être contre la Côte d'Ivoire.
Etre contre Bédié ne signifie pas être contre la Côte d'Ivoire.
Certes il y'a un désaccord sur les résultats de second tour des élection mais au premier tour les résultats sont claires (Gbagbo 38%,Ouattara 32%,Bédié 25%).
Mais quel est ce président tant aimé des ivoiriens qui ne fait que 38% au prémier tour d'une élection?
Comment Gbagbo peut prétendre battre Ouattara et Bédié réuni?
Le report des voix de Bédié s'est fait à 74% et sur cela tout le monde est d'accord.
Au premier tour ou il y'avait 14 candidats,Ouattara a eu 85% des suffrages dans son fief du nord.Comment peut expliquer qu'au second tour on parle de fraudes massives de 500 000 voix lorsque Bédié et tous le RHDP appelle à voté Ouattara?
Comment Ouattara peut t'il frauder dans son propre fief?
Faisons un peu d'histoire;en 2000,il n'y avait pas encore de rébellion,dans les élections municipales le parti de Ouattara a fait un raz de marrée au nord raflant presque toutes les communes.Pendant ces élections le parti de Bédié est arrivé en seconde position.Le FPI parti de Gbagbo n'a eu aucun,je dit bien,aucun maire dans le nord.C'est pareil pour les élections de Conseil Généraux en 2000,le FPI n'a eu aucun Conseil Général au Nord.
Pour l'élection de cette année,le bout sens voudrait qu'on reconnaisse que il y'a eu des incidents un peu partout,les rapports des préfets le confirment mais pas de natures a invalider les résultats d'une quelconque zone.
Re: la justice
#495: Pélagie Yavo - la justice
En 2000,personne ne voulait de Guei;en 2000 personne ne voulait d'un militaire au pouvoir.En 2000 Ouattara a été éliminé par la cour constitutionnel sous ordre de Guei.En 2000,la cour constitutionnel a éliminé les 7 différents candidats du PDCI dont Bédié sous ordre de Guéi.C'est donc naturellement que la population dans son ensemble c'est lévé pas pour reconnaitre la victoire de Gbagbo mais plutot pour empecher Guei d'etre président.La population l'avait sanctionné dans les urnes et elle n'entendait pas laisser Guéi s'installer de force.
En 2011 sont quasiment de poid égal dans le paysage politique en Cote d'Ivoire,donc tu parle de quel peuple? sinon je te rappel que ceux des ivoiriens qui sont pour le RHDP ont voulu manifester mais ils ont été reprimé dans le sang
Donc tu parle de quel peuple? A supposer même que Gbagbo ait gagné selon que le conseil constitutionnel l'est nommé avec 51% des suffrages;51% ne fait pas le peuple
La SOUVERAINETE de l'Afrique
Cette pétition est la bienvenue pour faire prendre conscience aux peuples africains que le temps est venu de concrétiser leurs "indépendances".
J'ai écris un dossier sur les CAUSES DE LA CRISE étant moi-même ivoirien.
Pour recevoir ce dossier en PDF, écrivez à:
[email protected]
soyons unis
Que Bénisse la Côte d'Ivoire et S.E Laurent B.
Re: GBAGBO est l'incarnation de LUMUMBA
#491: ORROU Aimé Hugues - GBAGBO est l'incarnation de LUMUMBA
Je suis totalement d'accord avec le combat de Gbagbo,je pense même qu'il tardé a dénoncer la france et les occidentaux.Gbagbo est dans la politique dépuis des décennies et deépuis des décennies les blanc n'ont que trop piller l'Afrque.
Pourquoi c'est en 2011,qu'il se décide à ouvrir nos yeux? Est ce que tout ce temps il ne savait pas que Lumumba avait lutté pour l'Afrique?
Je suis tellement d'accord avec cette lutte que je pense qu'il n'est pas forcement necessaire d'etre président pour la méner.On peut être dans l'opposition et le méner,on peut être simple citoyen africain et la mener.Gbagbo n'a pas besoin de confisquer le pouvoir en Côte d'Ivoire pour mener le combat de Lumumba.
Le combat de Lumumba c'est le combat de toute l'Afrique,c'est de tous africains quelque soit son rang sociale.
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La vérité rattrape toujours le mensonge