L’École supérieure de commerce de La Neuveville doit continuer à exister ! / Die Handelsmittelschule La Neuveville muss weiter existieren!
Résumé Au travers de cette pétition, nous demandons à la Direction de l'instruction publique et de la culture du canton de Berne de tout mettre en œuvre pour garantir la pérennité de l’Ecole supérieure de commerce de La Neuveville et de regrouper les filières de maturité professionnelle économique de la Berne francophone dans les deux écoles professionnelles que sont le Ceff Commerce à Tramelan et l’ESC La Neuveville. Cela afin de ne pas menacer les grands équilibres internes au Jura bernois ainsi qu’entre ce dernier et Bienne, tout en respectant les critères de rationalité, d’opportunité, d’accessibilité et d’harmonisation intercantonale.
Zusammenfassung (Sie finden die Begründung weiter unten) Durch diese Petition fordern wir die Bildungs- und Kulturdirektion des Kantons Bern auf, alle notwendigen Massnahmen zu ergreifen, um die langfristige Sicherung der Handelsmittelschule La Neuveville zu gewährleisten und die Bildungsgänge der kaufmännischen Berufsmaturität im französischsprachigen Teil des Kantons Bern in den beiden Berufsschulen, dem Ceff Commerce in Tramelan und der HMS La Neuveville, zu bündeln. Dies mit dem Ziel, die inneren Gleichgewichte im Berner Jura sowie zwischen diesem und Biel nicht zu gefährden und gleichzeitig die Kriterien der Rationalität, Zweckmässigkeit, Zugänglichkeit und interkantonalen Harmonisierung zu respektieren.
Développement A la suite du rattachement de Moutier au canton du Jura, les unités administratives cantonales bernoises décentralisées sises à Moutier et certaines institutions de formation du degré secondaire II ont dû être redéployées sur le territoire du Jura bernois amputé de Moutier ou à Bienne. Ces nécessités institutionnelles ont trouvé leur concrétisation dans le cadre du projet Avenir Berne romande (ABR). Dans ce contexte, la direction de l’instruction publique a décidé de mettre sur pied deux groupes de travail – l’un de nature professionnelle et technique, l’autre de nature politique – pour analyser et redéfinir l’offre de formation professionnelle commerciale (duale et plein temps) dans la Berne francophone. Ces deux groupes de travail viennent de publier le « Rapport final du Projet d’évaluation et d’organisation future des écoles de formation professionnelle commerciale (duale et plein temps) dans la Berne francophone ».
Dans les conclusions de ce rapport, on trouve la proposition prioritaire de fermer l’École supérieure de commerce de La Neuveville et celle – apparemment anodine mais qui ne l’est pas – de sortir la filière « maturité professionnelle économique » du Ceff Commerce à Tramelan pour l’intégrer au Gymnase de Bienne. Ces propositions constituent un appauvrissement massif et politiquement hautement discutable des offres de formation sur le territoire du Jura bernois. Elles semblent aussi incongrues qu’inopportunes.
Voici pourquoi. Dans le cadre de la réalisation du Projet ABR, Bienne a déjà hérité de l’École de maturité spécialisée et abritera, sans doute dès l’été de 2027, le Ceff Artisanat. Ajoutons à cela que le Gymnase de Bienne et du Jura bernois accueille en son sein des élèves dont la moitié au moins proviennent du Jura bernois. Le moins qu’on puisse dire est que Bienne a, aujourd’hui déjà, largement profité du redéploiement des institutions de formation du degré secondaire II. Et les auteurs du rapport voudraient encore qu’on prive La Neuveville, et donc le Jura bernois, pour que Bienne surtout et dans une très moindre mesure Tramelan se nourrissent des dépouilles d’une école de tradition fondée en 1912.
Si la proposition des deux groupes de travail de fermer l’ESC La Neuveville devait être concrétisée, cela porterait gravement atteinte à l’implantation équitable des institutions de formation du degré secondaire II à Bienne et dans le Jura bernois. Le principe d’équité et celui des équilibres internes du Jura bernois en seraient profondément affectés. Par ailleurs, la fermeture de l’ESC La Neuveville ne tiendrait aucun compte du Rapport ABR, approuvé par le Grand Conseil bernois, qui reconnaît La Neuveville comme pôle de formation.
Finalement, Bienne serait la grande gagnante du départ de Moutier dans le canton de Jura. La majorité des habitantes et des habitants du Jura bernois, et en particulier celles et ceux de l’ancien district de La Neuveville, ne sauraient l’accepter.
Rappelons en outre qu’entre 2000 et 2011, l’École supérieure de commerce de La Neuveville a compté jusqu’à passé 500 élèves, sans compter plus de 100 stagiaires qui effectuaient leurs stages professionnels dans les entreprises afin d’obtenir la maturité professionnelle commerciale (aujourd’hui maturité professionnelle économique).
De plus comment ne pas se souvenir que l’ESC La Neuveville a abrité en son sein le futur Conseiller fédéral Adolf Ogi, quatre futurs parlementaires fédéraux et des célébrités telles que Francine Jordi et Noah Veraguth ou encore Peter Küffer, ancien joueur du grand Xamax et Matthias Gygax, maire de Bellmund et rameur émérite. Le passé et les regrets ne sont pas toujours utiles pour forger l’avenir.
Cela dit, une proposition parfaitement constructive permettrait de rationnaliser l’offre de la formation commerciale professionnelle dans la partie francophone du canton de Berne. Pour des raisons à la fois politiques et d’équilibre, il serait parfaitement judicieux que les formations professionnelles commerciales soient en très grande partie dispensées à Tramelan et à La Neuveville. Le Ceff Commerce de Tramelan pourrait accueillir les apprenantes et les apprenants du Vallon de St-Imier de Renan à Sonceboz, de Tramelan et de ce qu’il reste de l’ancien district de Moutier. L’ESC La Neuveville quant à elle pourrait dispenser une formation aux élèves du Bas Vallon de St-Imier, de Bienne et de l’ancien district de La Neuveville. On nous objectera que Bienne occupe une position géographique plus centrale que La Neuveville mais précisons, à toutes fins utiles, que la durée du trajet en train de Bienne à La Neuveville est de 13 petites minutes, durée qui sera même ramenée à 12 minutes après l’inauguration du tunnel ferroviaire d’évitement de Gléresse.
Il convient également de préciser que dans presque tous les cantons suisses, la formation professionnelle commerciale a été sortie des gymnases ou lycées pour être intégrée dans des écoles professionnelles. En suivant les conclusions du rapport sur la formation professionnelle commerciale dans la Berne francophone qui propose de fermer l’ESC La Neuveville et de sortir la filière « maturité professionnelle économique » du Ceff Commerce à Tramelan pour l’intégrer au Gymnase de Bienne, le canton de Berne s’inscrirait totalement à contre-courant de la pratique de la majorité des cantons suisses et notamment de celle des cantons limitrophes que sont Neuchâtel (maturité professionnelle économique intégrée au CPNE) et le Jura (maturité professionnelle économique intégrée au CEJEF). A la lumière de ces réalités incontestables, il serait aussi équitable que rationnel de retenir Tramelan et La Neuveville comme sites de la formation commerciale professionnelle dans la partie francophone du canton de Berne.
Begründung Aufgrund des Kantonswechsels von Moutier mussten die dezentralisierten Verwaltungseinheiten des Kantons Bern mit Sitz in Moutier und einige Bildungseinrichtungen der Sekundarstufe II in den übrigen Berner Jura oder nach Biel verlegt werden. Diese institutionellen Notwendigkeiten wurden im Rahmen des Projekts Avenir Berne romande (ABR) konkretisiert. In diesem Zusammenhang hat die Bildungs- und Kulturdirektion zwei Arbeitsgruppen eingesetzt – eine beruflich-technische und eine politische –, um das kaufmännische Berufsbildungsangebot (dual und Vollzeit) im französischsprachigen Kantonsteil zu analysieren und neu zu definieren. Diese beiden Arbeitsgruppen haben soeben den Schlussbericht des Projekts zur Evaluation und zukünftigen Organisation der kaufmännischen Berufsschulen (dual und Vollzeit) im französischsprachigen Kantonsteil veröffentlicht.
In den Schlussfolgerungen dieses Berichts findet sich der prioritäre Vorschlag, die Handelsmittelschule La Neuveville zu schliessen, sowie der – scheinbar harmlose, in Wirklichkeit jedoch keineswegs unproblematische – Vorschlag, den Bildungsgang der kaufmännischen Berufsmaturität aus dem Ceff Commerce in Tramelan herauszulösen und in das Gymnase de Bienne zu integrieren. Diese Vorschläge stellen eine massive und politisch höchst umstrittene Verarmung des Bildungsangebots auf dem Gebiet des Berner Juras dar. Sie erscheinen ebenso absurd wie unzweckmässig.
Hier die Gründe dafür: Im Rahmen des ABR-Projekts hat Biel bereits die Fachmaturitätsschule geerbt und wird voraussichtlich ab Sommer 2027 das Ceff Artisanat aufnehmen. Hinzu kommt, dass das Gymnase de Bienne et du Jura bernois Schülerinnen und Schüler aufnimmt, von denen mindestens die Hälfte aus dem Berner Jura stammt. Es ist also gerechtfertigt zu behaupten, dass Biel bereits heute stark von der Umverteilung der Bildungseinrichtungen der Sekundarstufe II profitiert hat. Und die Autorinnen und Autoren des Berichts möchten nun La Neuveville und damit den Berner Jura einer 1912 gegründeten traditionsreichen Schule berauben, damit vor allem Biel und in geringerem Masse Tramelan von den Überbleibseln profitieren können.
Sollte der Vorschlag der beiden Arbeitsgruppen, die HMS La Neuveville zu schliessen, umgesetzt werden, würde dies eine gerechte Verteilung der Bildungseinrichtungen der Sekundarstufe II in Biel und im Berner Jura ernsthaft beeinträchtigen. Das Prinzip der Ausgewogenheit und des inneren Gleichgewichts im Berner Jura würde dadurch tief verletzt.
Ausserdem würde eine Schliessung der HMS La Neuveville sich über den ABR-Bericht, der vom Grossen Rat des Kantons Bern genehmigt wurde und der La Neuveville als Kompetenzzentrum für Bildung anerkennt, hinwegsetzen. Schliesslich wäre die Stadt Biel die grosse Gewinnerin des Kantonswechsels von Moutier. Die Mehrheit der Bewohnerinnen und Bewohner des Berner Juras, insbesondere diejenigen aus dem ehemaligen Amtsbezirk La Neuveville, könnten dies nicht akzeptieren.
Wir erinnern daran, dass die Handelsmittelschule La Neuveville zwischen 2000 und 2011 über 500 Schülerinnen und Schüler und über 100 Praktikantinnen und Praktikanten zählte, die ihre Berufspraktika in den Unternehmen absolvierten, um die kaufmännische Berufsmaturität (heute Berufsmaturität der Ausrichtung Wirtschaft und Dienstleistung) zu erlangen.
Ausserdem sollte man nicht vergessen, dass der spätere Bundesrat Adolf Ogi, vier spätere Bundesparlamentarier und Berühmtheiten wie Francine Jordi und Noah Veraguth, der ehemalige Xamax-Spieler Peter Küffer sowie der ehemalige Ruderer und Gemeindepräsident von Bellmund, Matthias Gygax, die HMS La Neuveville besucht haben. Vergangenheit und Bedauern sind für den Aufbau der Zukunft nicht immer nützlich.
Ein konstruktiver Vorschlag würde dagegen ermöglichen, das Angebot der kaufmännischen Berufsausbildung im französischsprachigen Teil des Kantons Bern zu rationalisieren. Aus politischen Gründen und aus Gründen der Ausgewogenheit wäre es durchaus sinnvoll, wenn die kaufmännische Berufsausbildung zu einem sehr grossen Teil in Tramelan und La Neuveville stattfinden würde. Das Ceff Commerce in Tramelan könnte Schülerinnen und Schüler aus dem Sankt-Immer-Tal von Renan bis Sonceboz, aus Tramelan und dem, was vom ehemaligen Amtsbezirk Moutier übrigbleibt, aufnehmen. Die HMS La Neuveville könnte dafür die Ausbildung von Schülerinnen und Schülern des unteren Sankt-Immer-Tals, Biels und des ehemaligen Amtsbezirks La Neuveville übernehmen. Man wird einwenden, dass Biel geografisch zentraler liegt als La Neuveville, aber wir möchten darauf hinweisen, dass die Zugfahrt von Biel nach La Neuveville nur gerade 13 Minuten dauert und sich nach der Eröffnung des Umfahrungstunnels von Ligerz sogar auf 12 Minuten verkürzen wird.
Es ist zudem darauf hinzuweisen, dass in fast allen Schweizer Kantonen die kaufmännische Berufsausbildung nicht mehr den Gymnasien angegliedert ist, sondern in die Berufsschulen integriert wurde. Würde der Kanton Bern den Schlussfolgerungen des Berichts zur kaufmännischen Berufsausbildung im französischsprachigen Teil des Kantons folgen, der die Schliessung der Handelsmittelschule La Neuveville sowie die Herauslösung des Bildungsgangs der kaufmännischen Berufsmaturität aus dem Ceff Commerce in Tramelan und dessen Integration in das Gymnase de Bienne vorsieht, würde er sich klar gegen die Praxis der Mehrheit der Schweizer Kantone stellen, insbesondere gegen jene der Nachbarkantone Neuenburg (kaufmännische Berufsmaturität integriert am CPNE) und Jura (kaufmännische Berufsmaturität integriert am CEJEF).
Angesichts dieser unbestreitbaren Tatsachen wäre es gerecht und sinnvoll, Tramelan und La Neuveville als Standorte für die kaufmännische Berufsausbildung im französischsprachigen Teil unseres Kantons festzulegen.
Comité pour la défense de l'ESC La Neuveville : Jean-Pierre Graber, Anne-Caroline Graber, Dimitri De Nale


Photos : Anne-Caroline Graber
Comité pour la défense de l'ESC La Neuveville : Jean-Pierre Graber, Anne-Caroline Graber, Dimitri De Nale Contacter l'auteur de la pétition