Pour le maintien de l’avortement dans les prestations de la LAMal



Non à une initiative stigmatisante et rétrograde !


En juin 2002, le peuple suisse acceptait une modification du code pénal dite « régime du délai » qui accordait à la femme concernée la liberté de choisir d’interrompre sa grossesse pendant les douze premières semaines d’aménorrhée. Autrefois soumises à la tutelle de l’approbation médicale, cette loi a radicalement transformé la pratique en matière d’avortement et de prévention, en accordant une véritable possibilité de choix aux femmes enceintes désirant avorter. Aujourd'hui, la Suisse a le plus faible taux d'avortement d'Europe et cela grâce, notamment, aux cours d'éducation sexuelle généralisés.

Les interruptions de grossesses sont, quant à elles, remboursées par l’assurance-maladie de base depuis 1981. Le régime du délai et la prise en charge des coûts de l’avortement par l’assurance-maladie sont donc indissociables.

Le droit à l’autodétermination des femmes dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, obtenu de longue lutte, est aujourd’hui menacé !

Car l’initiative populaire fédérale, soumise à votation le 9 février prochain, « Financer l’avortement est une affaire privée » met en péril ces acquis, de même que la santé des femmes !

C’est pourquoi, aujourd’hui, je dénonce les motivations fallacieuses des initiant-e-s !

Premièrement, l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée » fait miroiter une baisse des coûts de l’assurance-maladie. Ce n’est qu’un prétexte ! Cette initiative a, en fait, pour but de remettre en question le droit à l'avortement et de stigmatiser les femmes qui y font recours. Elle est, principalement, le fait d’organisations religieuses conservatrices qui, depuis des années, combattent avec véhémence ce droit fondamental. Les interruptions de grossesses ne coûtent, en réalité, que 0,03% des dépenses de santé. Ce qui est bien moins cher qu'un recours aux avortements clandestins et le cortège de risques de complications qu'ils entraînent.

Je m’oppose à leur vision rétrograde, paternaliste et stigmatisante des femmes. A travers cette attaque arbitraire au droit à l’avortement, les initiant-e-s veulent recentrer les femmes sur leur rôle traditionnel de mère au foyer, auquel elles seraient, selon eux naturellement destinées.

Deuxièmement, l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée » ouvre une brèche inacceptable dans le principe de solidarité inhérent à notre système de santé. Cette initiative aurait pour conséquence de précariser encore davantage les femmes issues de milieux défavorisés. Le Conseil fédéral, lui-même, met en garde, dans son message, contre ces effets collatéraux: « cette initiative créerait un lien entre la situation économique de la femme et le choix d’interrompre ou non une grossesse. Or, le législateur a décidé que, dans notre société libérale, la décision du recours à l’interruption de grossesse devait être laissée à la femme (…)».

Je manifeste ici ma volonté de préserver le principe de solidarité de l’assurance-maladie. Car l’assurance-maladie ne doit pas être basée sur des convictions personnelles, déterminant quel traitement médical mériterait d’être remboursé ou non. Cela n’arrive pas qu’aux autres !

Je manifeste également ici ma volonté de préserver le droit des femmes à disposer librement de leur corps et à le faire dans de bonnes conditions ! Il s’agit d’un droit fondamental inaliénable.

Pour toutes ces raisons, j’invite les citoyennes et les citoyens suisses à ne pas céder aux sirènes conservatrices ! Mobilisons-nous afin de protéger la liberté d’accès aux soins en matière d’avortement !

 

« L’avortement doit rester une question de choix, pas devenir une question de moyens » !

 

Pour plus d'informations:

http://www.comite-alg.org/

http://www.le-clac.ch/

http://www.marchemondiale.ch/

http://www.nein-angriff-fristenregelung.ch/fr/

 

 

 

 

 


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